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Thursday, 01. August 2019
01:00 - Programme MFJ de juin-juillet-août
L'accès aux manifestations de la Maison franco-japonaise (MFJ) est libre. Prière de vous inscrire depuis la page Agenda du site web : www.mfj.gr.jp.
Wednesday, 07. August 2019
09:00 - Atelier cours de violon
La Toaldo Violin School est une école de musique multilingue basée à Tokyo. Créée par les violonistes Gabriel et Hirona Toaldo, l'école se spécialise dans la formation des futurs v...
Sunday, 11. August 2019
10:30 - Atelier thés japonais
Thème :La préparation des thés japonais I Premier français au Japon à avoir obtenu, en 2009, le diplôme de « Nihoncha Instructor » (instructeur en thé japonais), Florent Weugue vo...
Wednesday, 21. August 2019
09:00 - Atelier cours de violon
La Toaldo Violin School est une école de musique multilingue basée à Tokyo. Créée par les violonistes Gabriel et Hirona Toaldo, l'école se spécialise dans la formation des futurs v...
14:00 - Atelier Piano
Leçons de piano en français sur deux sites ! Cours de 30 ou 45 minutes - Ebisu : mercredi et jeudi 14h-20h30, samedi 11h-16h30, par Mme Kay UEYAMA, Takane ICHIKAWA, Sayuko SOMEYA...
Friday, 23. August 2019
19:00 - Tarot de Yokohama le 23 aout
Soirée jeux de cartes dînatoire, une soirée décontractée sous le signe du jeu et de la bonne humeur. Tarif cotisant : 2,500 yens dîner et boissons inclus. Au YC&AC, gare de Yamate.
Saturday, 24. August 2019
00:00 - Vernissage exposition de Beatrix Fife
Exposition de peintures par Beatrix Fife à la galerie Fugensha de Tsukiji, Tokyo, du 20 au 31 août.
Tuesday, 27. August 2019
19:00 - Soirée Karaoké le 27 août
Venez découvrir avec nous ce classique des soirées japonaises ! Chansons et bonne humeur à volonté à Shibuya !
Saturday, 31. August 2019
14:00 - Atelier Piano
Leçons de piano en français sur deux sites ! Cours de 30 ou 45 minutes - Ebisu : mercredi et jeudi 14h-20h30, samedi 11h-16h30, par Mme Kay UEYAMA, Takane ICHIKAWA, Sayuko SOMEYA...

l'AFJ, les activités pour les francophones au Japon

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Compte-rendu découverte Sumo du 17 Janvier 2009

Le tournoi de Sumos de Janvier 2009 m'a donné l'occasion de découvrir un sport, un spectacle faudrait-il dire, qui m'était jusque là pratiquement inconnu. A commencer par le fait, d'ailleurs, qu'il n'est pas possible d'assister à de tels tournois quand on en a envie car il n'y en a que trois par an à Tokyo (au Ryogoku Kokugikan) et trois autres en province (Osaka, Nagoya et Kyushu). Un tournoi, en revanche, dure deux semaines et laisse donc plusieurs opportunités pour voir des combats.
Rendez-vous était donné à l'entrée du stade vers 13H. Temps splendide - ciel bleu pur, air froid et sec, soleil - propice aux photos : et il y avait de la matière dès le début avec les nombreuses bannières multicolores portant les noms des lutteurs.
A cette heure, les combats mettant aux prises les Sumos débutants avaient commencé depuis le matin mais aucun d'entre nous n'avait été suffisamment fanatique pour démarrer aux aurores.
Une fois le groupe rassemblé et les billets distribués par Jean-Bernard Dumerc (l'un des deux organisateurs), nous pénétrons dans l'enceinte du stade : pour les néophytes comme moi, l'impression d'assister à un évènement somme toute rare nous fait encore plus apprécier notre chance. La foule a grossi mais, comme toujours au Japon, la discipline prévaut.
Nous commençons par une explication approfondie sur l'histoire, les traditions, les règles de ce sport et des anecdotes à propos des Sumos, complétées par une visite du petit musée qui se trouve près du hall d'entrée. Sandra Van Gessel, qui est également organisatrice, nous dispense non seulement son savoir sur les Sumos mais, plus que cela, son enthousiasme et son réel engouement pour les athlètes !! Bonne entrée en matière donc.

Il est temps de pénétrer dans la salle où se déroulent les combats : au milieu de celle-ci se trouve le ring (le dohyo) mythique, sur lequel est matérialisé un cercle d'environ 4,50m qui sera le lieu des combats. Nous entrons au moment où vont commencer les rencontres entre Sumos de la catégorie intermédiaire (les Juryo).
Ce ne sont pas les lutteurs vedettes ( il s'agit soit de jeunes espoirs aspirant à monter encore plus haut soit d'anciens champions " en déclin" faisant la dernière partie de leur carrière) mais ce sont tous des sportifs professionnels, faisant partie d'écuries officielles.
Ces premiers combats sont l'occasion d'entrer dans le cérémonial qui fait autant l'intérêt du spectacle que les combats eux-mêmes. Les Sumos sont répartis en deux groupes - Est et Ouest - et se présentent au public vêtus de leur "tablier de parade". Ces tabliers sont offerts aux Sumos par leurs sponsors et supporters : brodés, de couleurs vives, leur coût est élevé voire très élevé (plusieurs millions de yens !!) lorsque les Sumos veulent des fils d'or ou des pierres précieuses. Et pourtant, l'effet produit n'est pas "bling-bling" mais vraiment cérémonial. Chaque combat est précédé d'annonces rituelles relatives aux combattants puis le juge invite les lutteurs à s'engager. Chacun d'eux saupoudre le ring de poignées de sel ayant pour vertu de purifier l'aire de combat sacrée, martèle le sol pour éliminer les mauvais esprits et absorbe de l'eau pour purifier son corps. Nul doute que ce rituel quasi religieux (assez long) permet surtout une préparation mentale au combat qui, lui, sera très bref. Il faut donc essayer de prendre l'ascendant sur l'adversaire au moyen de ces préliminaires.
Puis les Sumos se mettent face à face, entament une sorte de danse assez "aérienne" - en tous cas démontrant leur agilité - s'accroupissent et dès que les deux ont posé leurs poings au sol se propulsent l'un vers l'autre pour l'empoignade. Il s'agit alors de renverser l'adversaire ou de le faire sortir du cercle. Il suffit qu'une infime partie du corps touche le sol pour qu'un Sumo perde la rencontre. C'est vif, puissant et très court. Il n'y a pas vraiment de coups portés mais seulement une épreuve de force pure et des mouvements pour déséquilibrer l'adversaire.

Pendant ces combats entre Juryos, la salle s'est peu à peu remplie. Les gens sont venus en famille, déjeunent dans la salle assis à même le sol sur des tatamis, boivent pas mal et la tension monte en attendant le gratin des Sumos.
Après un entr'acte, commence la dernière partie de la journée et les rencontres entre les catégories de haut de tableau. Par ordre croissant de classement, nous trouvons les Maegashira, les Komosubi, les Sekiwake, les Ozeki et, crème de la crème, les Yokozuna. Ces Yokozunas qui portent une ceinture de corde blanche avec des nœuds dans le dos ayant une signification particulière, font une entrée particulière sur le ring et exécutent une danse rituelle.

Je m'attendais à voir d'énormes lutteurs mais beaucoup d'entre eux ont un poids compris entre 140 et 170kg, seulement !! Un seul dépassait 250kg : un beau bébé, sans aucun doute.
Parmi eux, de plus en plus d'étrangers font une carrière au plus haut niveau : ce sont des Géorgiens, des Bulgares, des Mongols,..qui mettent en péril la domination des Japonais et, peut-être, émoussent l'intérêt du public pour un sport qu'ils croyaient réservé à leurs Sumos ?
Ces combats font aussi l'objet de primes offertes par des sponsors juste avant le début des rencontres, l'ensemble pouvant monter jusqu'à plusieurs milliers d'euros par combat. Ces primes sont annoncées par des porteurs de bannières qui circulent autour du ring.
A l'issue du dernier combat, un lutteur de rang inférieur vient sur le ring pour clore la journée par une danse avec une sorte d'arc ( yumitori-shiki).
Lorsque, paisiblement, la foule quitte le stade, on entend un roulement de tambour, venant du haut d'une sorte de mirador,remerciant le public de sa venue et l'invitant à revenir.

Pour ce qui nous concernait, la journée n'était pas tout à fait finie : nous avons conclu par un copieux repas de Sumo au restaurant voisin Kirishima, tenu par l’ancien Oséki du même nom, apparemment une célébrité nationale qui nous a fait le plaisir de nous saluer, ce que certaines ont apprécié.

En conclusion une journée bien organisée, très agréable et dépaysante par son caractère assez unique, une mine pour les amateurs photographes et une opportunité de lier connaissance avec les membres de l'AFJ. Un sans-faute, en somme !

Texte et Photos : Michel Isnard